Johann Eckehart ‡ Cités minoennes !¡ ∞ (Α) (ou des pages hébraïques)α

Publié par Σαπφώ Urvoy.

Meister eckehart

 

            Grands Projets Dieu  Cités minoennes  (Α)

 

                             ou des pages hébraïques au 21 Septembre 2017.

 

 

  ou des pages hébraïques

 

les sermons dits le poème,

dits zeus

 

I

Au commencement

haut par delà sens

toujours est la parole.

Ô riche trésor

où toujours commencement commencement enfanta !

Ô cœur du Père

d'où en liesse

la Parole toujours flua !

Cependant le sein

a gardé la Parole, c'est vrai.

 

II

 

Des deux un flux

d'amour le feu

des deux le lien

des deux connu

flue le très doux Esprit

tout identique

inséparable.

Les trois sont un.

Sais-tu quoi ? Non.

Lui se sait lui-même que tout.

 

III

 

Des trois le lien

a profonde épouvante,

cette ronde même

jamais sens ne concevra,

ici est une profondeur sans fond.

Échec et mat

temps formes lieu !

L'anneau merveilleux

est jaillissement,

tout immobile se tient son point.

 

IV

 

La montagne de ce point

gravis-la sans travail.

Lucidité !

Le chemin te porte

au désert merveilleux

qui au large au loin

sans mesure s'étend.

Le désert n'a

ni temps ni lieu,

sa manière c'est elle l'étonnant.

 

V

 

Ce bien de désert

oncques pied ne foula,

sens créé

ne vint oncques là.

C'est, et nul pourtant ne sait quoi

c'est ici, c'est là

c'est loin, c'est près

c'est profond, c'est haut

c'est ainsi

que ça n'est ni ceci ni cela.

 

VI

 

C'est lumineux, c'est transparent

c'est sombre entièrement

c'est innommé

c'est inconnu

libre de commencement, de fin pareillement

cela se tient tranquillement

nu, sans vêtement.

Qui sait sa maison ?

Qu'il en sorte

et nous dise quelle est sa forme.

 

VII

 

Deviens tel un enfant

deviens sourd, deviens aveugle !

Ton être même

faut que néant devienne,

tout être, tout néant, bannis de là tout sens !

Laisse lieu, laisse temps

et l'image également !

Prends sans chemin

le sentier étroit

ainsi viendras-tu à l'empreinte du désert.

 

VIII

 

Ô mon âme

sors, Dieu entre !

Sombre tout mon être

dans le néant de Dieu,

sombre dans ce flux sans fond !

Que je te fuies

tu viens à moi.

Que je me perde

je te trouve

ô bien suressentiel !

 

(Poème extrait de Les traités et le poème, traduction de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière,

pour Albin Michel)

 

 

Que dire afin de prouver Dieu ?

Allah ! )

                                             (sic)

 

 

© Nicolas Urvoy, pour l'ensemble de la page et la réponse hébraïque.

                                                      par Zeus )

   et  par Allah ! )

 
L'actrice et géographe Caprice, des Studios X-Art ! )
L'actrice et géographe Caprice, des Studios X-Art ! )

 

© Nicolas Urvoy, Bretagne, France, pour tout ou partie au 21 Septembre 2017.
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