Poème et plus, d'Oljas Souleïmenov

Publié le par Dr. Urvoy Nicolas, également poète et philosophe, astrophysicien, traducteur, psychanalyste et peintre.

"River in Saint-Clair" - Oil on canvas, d'Henri-Edmond Cross. (plus grand pointilliste à ma bouche)
"River in Saint-Clair" - Oil on canvas, d'Henri-Edmond Cross. (plus grand pointilliste à ma bouche)

CHALEUR

 

                                 Ahi ! Quelle femme

                                 dort, bras étendus,

                                 sous le pommier poussiéreux !

                                 L'eau murmure à peine.

                                 Dans l'herbe vrombit le frelon repu,

                                 des taches de soleil errent sur les seins.

 

                                 Le long de l'aryk* je chemine au pas.

                                 Ohi, quelle femme ! Ces tresses qui traînent !...

                                 Gêné, mon vieux cheval

                                 détourne le regard.

                                 Des taches de soleil larges comme la main !

 

*Aryk — canal d'irrigation.

 

                                 Poème extrait du recueil L'année du Singe, d'Oljas Souleïmenov.

 

« si tu veux être joyeux — sois, » (sic)

et de poursuivre :

« Si tu t'es souvenu de quelqu'un,

si tu regrettes qui que ce soit

frappe ta tempe droite du poing,

frappe ta tempe gauche du poing,

du couteau frappe ton sein meurtri !

Tombe là,

n'oublie pas de mourir. »

    

Extraits du poème Le nomade, d'Oljas Souleïmenov.

"River in Saint-Clair" - Oil on canvas, d'Henri-Edmond Cross. (plus grand pointilliste à ma bouche)
"River in Saint-Clair" - Oil on canvas, d'Henri-Edmond Cross. (plus grand pointilliste à ma bouche)
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